La commune de Nguékokh vient de se doter d’un ciné club communautaire destiné à promouvoir le 7ème art sénégalais. Lors du lancement de cette initiative, le directeur de la cinématographique au ministère de la culture, Hugue Diaz, a annoncé l’avènement du projet « une commune, une salle de cinéma ».
Les férus du 7ème art de la petite côte peuvent désormais déguster leur passion dans un ciné club. Depuis des années, il n’existait plus de salles de cinéma dans le département de Mbour. Au grand dam des amoureux de l’image.
« Le ciné- club est né de la volonté des jeunes qui veulent relancer le cinéma sénégalais. Avec ce ciné-club nous comptons faire des projections de films, discuter autour du cinéma mais aussi participer aux renforcements des capacités », Mbaye Maniang Diagne, promoteur du projet.
Un acte qui a reçu l’approbation de la tutelle. En effet, le ministère de la culture à travers directeur de la cinématographique a salué le sens de l’initiative du jeune réalisateur.
« Nous sommes là pour appuyer et accompagner une initiative salutaire à savoir l’installation d’un ciné club communautaire de la région de Thiès dans une commune qui s’appelle Nguékokh. Il faut saluer de l’audace de ce jeune qui veut promouvoir le film sénégalais. Il a démontré que la reconstitution du cinéma n’est pas un vain mot et les autres collectivités locales du Sénégal devraient s’en inspirer pour que le cinéma aille de l’avant », soutient Hugue Diaz, directeur de la cinématographique.
Dans le même sillage, les acteurs comme Moussa Sène Absa estiment que ces ciné-clubs permettent de réconcilier le cinéma avec son public.
« Rien que le fait d’amener le cinéma là où il n’y a pas, c’est déjà un pas énorme qui permet de mesurer jusqu’où on peut aller en décentralisant le cinéma, en rapprochant le cinéma de son public. Dans les coins les plus reculés du Sénégal il doit y avoir une possibilité de voir des films, de discuter de nos œuvres. Ce qui nous permet de faire passer nos messages », explique le réalisateur de Madame Brouette.
Par ailleurs, il faut préciser que ce ciné-club va mettre l’accent sur la formation.
« Il offre un créneau pour la formation avec de grands cinéastes comme Moussa Sène Absa qui en est le parrain. C’est une trouvaille endogène avec des voies endogènes qu’on arrive à faire notre propre cinéma. L’Etat ne peut pas tout faire. Depuis 1996 la culture est une compétence décentralisée. Il faut armer, encourager les collectivités locales, les conseils régionaux, les communes, les communautés rurales à prendre en main le développement culturel. D’ici peu le ministère de la culture va lancer l’initiative « une commune, une salle e cinéma », ajoute M. Diaz.
Ces ciné-clubs pourraient être le canal par lequel les acteurs atteindront un large public, particulièrement les jeunes.
« Je tiens à ce ciné -club parce que cela permet de réconcilier le cinéma avec son public. Imaginez qu’il y a des jeunes de 20 ans qui n’ont jamais été dans une salle de cinéma. C’est inadmissible. Le cinéma fait parti de notre culture. Nous sommes une société d’images. Il faut d’abord que les sénégalais aient l’habitude de voir les films sénégalais. Qu’on apprenne aux jeunes que le cinéma fait partie de notre culture, c’est un moyen formidable d’éducation. Dans les écoles, les lycées, les universités on doit montrer les films. La culture ce n’est pas seulement les livres, c’est aussi les images », assure le cinéaste Moussa Sène Absa.










































































































